Siège de l’Union Africaine

Le 29 janvier, les nouvelles se répandaient que depuis cinq ans, la Chine pirate le système de l’Union Africaine, au siège de l’Union, dont la Chine a financé la construction à hauteur de 200 millions de dollars.

Les soupçons suggèrent que le contrat de construction et d’équipement du bâtiment par des entreprises chinoises a donné à la Chine l’opportunité de pirater facilement le système.

Monsieur Paul Kagame, le Président actuel de l’Union africaine, a déclaré hier aux journalistes à Adis Abeba que l’UA ne serait pas inquiète d’être espionnée car elle mène des activités et des discussions qu’elle souhaite plutôt que tout le monde connaisse. Monsieur Kagame a également déclaré qu’il aurait été préférable que l’Afrique construise la maison à partir de ses propres ressources. Cependant, l’explication de Monsieur Kagame suggère que l’Afrique n’a pas pris une mauvaise décision en acceptant des fonds chinois dans ce projet. « Je serais heureux si nous avions de l’argent pour construire cette maison, mais même dans ce cas, si vous amenez des gens pour construire pour vous, ils pourraient encore vous espionner. »

La préoccupation du Président réside dans le fait que certaine personnes pourraient seulement vouloir «faire voir les Chinois qui ont construit cette maison, sous un mauvais angle».

Monsieur Moussa Faki, Président de la Commission de l’Union Africaine qui a co-présidé la conférence de presse, a déclaré : « Le Président (Kagame) vient ici à certaines occasions, mais pour moi, je suis ici tous les jours. Je n’ai jamais vu de problème à propos de cette maison.  »

Les médias étaient également désireux d’en savoir plus sur les résultats de la rencontre entre le Président Kagame et Donald Trump des États-Unis. A la veille de l’Assemblée Générale de l’UA, Monsieur Kagame s’est entretenu avec son homologue américain, Donald Trump, en marge du Forum Economique Mondial (WEF) à Davos.

Les médias se demandaient toujours si Trump avait fait des excuses aux Africains par l’intermédiaire de Monsieur Kagame, à propos de certaines déclarations dénigrant les Africains qu’il aurait fait au début du mois. « Trump est le Président des États-Unis et pour moi, travailler avec lui est ce qui est important. Peu importe ce que quelqu’un d’autre pense, » a déclaré Monsieur Kagame, ajoutant que la discussion se déroulait dans le contexte d’un Président américain discutant avec le Président de l’Union Africaine.

Le Président Kagame a déclaré que la lettre de Trump à l’Union Africaine montre la volonté de l’Amérique de collaborer avec l’Union Africaine. La lettre de Trump du 25 janvier dernier a été un succès auprès du Président Paul Kagame à la tête de l’Union Africaine et a félicité son prédécesseur, Monsieur Alpha Condé, pour les bons services rendus au continent pendant son mandat. Trump a déclaré que l’Amérique respecte les Africains et leurs dirigeants, et est consciente que l’Afrique est un partenaire important des États-Unis

La question des migrants africains qui étaient confrontés à la traite des êtres humains et d’autres abus en Libye a également été posée à Monsieur Kagame et Monsieur Faki. Monsieur Faki était très reconnaissant envers le Niger et le Rwanda pour avoir accepté de d’assurer le transport et d’accueillir des migrants qui ne veulent pas retourner dans leur pays d’origine, jusqu’à ce que l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés conseille autrement.

Il a également déclaré : « Nous avons pu identifier 13.000 migrants et les avons aidé à rentrer dans leur pays d’origine. » Une équipe a également été mise en place pour poursuivre l’exercice afin d’identifier les allées et venues d’un plus grand nombre de migrants et de les enregistrer pour le rapatriement.

Pendant ce temps, la réforme de l’Union africaine se poursuit, avec le Président Kagame à la tête de l’exercice. Quel est le progrès ? La réponse est la suivante : « le plus important est de voir que les dirigeants africains aient décidé qu’il était temps de changer notre façon de faire des affaires« . « Les réformes exigent un changement de mentalité, un travail acharné, un compromis et une grande réactivité face au changement. » Jusqu’à présent, 21 pays ont accepté de payer le 0,2% de leur prélèvement à l’importation pour le mécanisme de financement de l’UA.

Le Président admet que naturellement « il y aura de la résistance de l’intérieur et de l’extérieur du continent » mais les progrès sont prometteurs. Pendant ce temps, une équipe a été mise en place pour aider chaque pays membre à comprendre.

La corruption était un autre sujet abordé par Monsieur Kagame et il a rappelé que cela ne devrait pas être conçu comme si «la corruption était une chose africaine, est née en Afrique, vit en Afrique et mourra en Afrique. C’est un problème mondial.  » Il a dit que la corruption devrait toujours être punie, peu importe d’où elle vient.

Plus tôt dans la soirée, tout en prononçant ses remarques de clôture de la 30e Assemblée Générale de l’UA, Monsieur Kagame a déclaré : « Notre séjour ici ensemble est le moment le plus précieux de notre calendrier annuel. Nous devons commencer dans les délais et nous concentrer sur les priorités les plus importantes. «

Le Président Paul Kagame a répondu aux journalistes qui l’interrogeaient sur les soupçons de «l’espionnage chinois sur l’UA» et sur sa discussion avec Donald Trump

Posté le 31/01/18 par Rwanda-dignité.info